Les Saints les plus honorés à l'Isle

Saint Georges - Saint Expédit - Saint Roch Sainte Germaine de Pibrac

 

Saint Expédit

Saint Expédit selon les hagiographes
Les premières traces de l'existence d'un martyr appelé Expeditus remontent au IV° siècle. Puis pendant de nombreux siècles, Saint Expédit est oublié, remisé.
Ce n'est qu'au XIX° siècle que l'on retrouve sa trace sous la plume du Père Cahier, qui ne croit pas en l'existence de Saint Expédit, il y voit plutôt un "calembour" . Toutefois, il décrit les capacités associées à Saint Expédit , l'intervention rapide et efficace : St Expédit écrase un corbeau noir , l'ange des ténèbres, en criant CRAS (qui veut dire demain ), affaiblit notre volonté et nous fait remettre les choses au lendemain.
St Expédit brandit la croix de sa main droite pour nous assurer qu'il interviendra dès aujourd'hui dans son intercession . St Expédit est invoqué dans les affaires pressantes, (il est expéditif) et intervient dans les médiations au cours de différends. C'est également le patron des écoliers et des étudiants lors des examens.
Ce n'est qu'à la fin du XIX° Siècle que Saint Expédit trouve un formidable essor. Jusque là cantonné dans quelques villes au travers de cultes locaux, le Révérend Père Bérengier édite une apologie à la hauteur du personnage.
On pense désormais que Saint Expédit était un légionnaire Romain, soldat du Christ, mort en martyr pour ne pas avoir renié ses croyances. Cette histoire ne tient pas, et il est rapidement démontré qu'elle a été montée de toutes pièces.
L'origine de Saint Expédit serait liée à une faute de copie, ELPIDIUS est alors devenu EXPEDITUS... C'est ainsi qu'en 1905, le pape PIE X raye son nom du martyrologue romain et prescrit l'enlèvement de ses images dans les églises. Nous savons que cet ordre ne sera pas suivi d'effets...

L'histoire de Saint Expédit relatée par l'église
Saint Expédit commandait en chef la XIIe légion romaine plus de 6800 soldats, dénommée la Fulminante dans la province d'Arménie sous le règne de Marc Aurèle. Engagée dans une pénible campagne de Germanie contre les barbares, la légion de St Expédit fut encerclée par surprise et fut assoiffée. Les 6000 hommes sortirent du camp, se mirent à genoux avec une ferveur décuplée, implorant bras étendus comme on le faisait à l'époque pour prier. Ce spectacle était si inattendu que l'ennemi n'osa attaquer. Prière faite, la légion se leva et attaqua l'ennemi dans un dernier élan. La pluie se mit à tomber et les soldats revigorés eurent une victoire glorieuse.

Saint Roch

 

Saint Roch, habillé en pèlerin de Saint Jacques de Compostelle tient un long bâton à la main (le bourdon) auquel pend une gourde. Son vêtement court laisse apparaître une cuisse droite ulcérée, tandis qu'un petit chien lui tend un pain qu'il présente dans sa gueule. Saint Roch est à l'origine du nom donné à plusieurs générations de toutous : le Roquet.

Saint Roch était considéré comme le guérisseur de la peste pour les hommes et de toutes les contagions pour les animaux.

O.C.

Mais qui était Saint Roch ?

Né à Montpellier vers 1300, on le trouve vingt ans plus tard occupé à soigner les pestiférés. Ayant lui-même contracté la peste, il revint dans son pays et vécut en ermite dans une forêt. D'après la légede, il vivait du pain que lui apportait chaque jour son "roquet", pain dont l'origine était mystérieuse, à moins qu'il n'ait été dérobé dans quelque ferme des environs.
Sa réputation de guérisseur de toutes les épidémies se propagea dans les régions du Midi et du Sud-Ouest et bien au-delà.
Pendant plus de cinq cents ans, jusqu'au siècle dernier, Saint Roch fut un personnage majeur vers lequel se tournaient les populations menacées de la peste, ou plus tard qui craignaient les épizooties.
Il y a quelque cinquante ou soixante ans, une cérémonie annuelle se déroulait encore dans notre région. Voici comment elle se célébrait.
Le 16 août, jour de la Saint Roch, on voyait affluer de tous les hameau vers l'église paroissiale de longues files de gens amenant qui un cheval, qui un boeuf ou une vache, qui une brebis ou une chèvre, les animaux ne pouvant être amenés (poules, lapins etc...) étaient représentés par leur nourriture principale, grains ou foin.
Le chef de famille apportait aussi, soigneusement, un pain fabriqué spécialement pour ce jour-là. Tout le monde convergeait vers l'église où des anneaux extérieurs étaient prévus pour attacher le bétail. Une grande messe était dite, au cours de laquelle le prêtre bénissait le pain et les animaux. Chaque assistant devait manger un peu de ce pain bénit puis le reste était religieusement conservé à la maison pour conjurer les maladies, jusqu'à la prochaine Saint Roch...
Peu à peu, les famines ayant disparu, la peste qui était en leur corollaire n'effraya plus personne et les animaux furent confiés aux soins des vétérinaires...
Le culte de Saint Roch a disparu, il semble même qu'il ne figure plus sur le calendrier !
Adieu le péril, adieu le Saint !

O.C.


Saint Roch (fête le 16 août) :
Roch est né à Montpellier à la fin du XIIIe siècle, seul fils d'un haut magistrat et d'une mère nommée Libérie. Il perdit ses parents à l'âge de 20 ans, et partit alors pour Rome après avoir distribué ses biens aux pauvres. Au cours de son chemin, il s'arrêta dans quelques hôpitaux pour soigner et panser les plaies des malades ; on dit qu'il leur rendait la santé par le signe de croix. Ses soins allaient de préférence aux pestiférés, parmi lesquels certains furent soignés à Cesne, Acquapendente, Rome et ailleurs.

On adjoint souvent un chien dans les représentations de saint Roch, car la tradition veut qu'à la fin de sa vie, touché à son tour par la peste et par la faim, il fut nourri dans une forêt près de Plaisance par un bon chien qui lui apportait chaque jour un pain dérobé à la table de son maître. Ce-dernier, intrigué par le manège de l'animal, le suivit en forêt et découvrit notre saint blessé qu'il put ainsi secourir. Voilà pourquoi, pour parler de deux personnes inséparables, le proverbe dit : "c'est saint Roch et son chien".

Quand il revint dans sa patrie vers l'âge de 30 ans, Roch était devenu défiguré par les mortifications qu'il avait subies ; à Montpellier, déchiré alors par une guerre civile, il fut pris pour un espion et jeté au cachot. Là, il périt de misère (vers l'an 1327 ?), et ne fut reconnu que trop tard par ses concitoyens.

Ainsi, au cours de l'Histoire, saint Roch fut invoqué contre les maladies contagieuses des hommes, mais aussi du bétail ; en Italie, en Allemagne et en France, les fripiers, les rôtisseurs, les cardeurs de laine et les paveurs l'avaient pris pour patron ; on dit que c'est à lui que les Pères du concile de Constance durent d'être préservés de la peste et de pouvoir continuer leurs travaux. A Paris, sa fête était d'obligation, et ce fut au XVIIe siècle un tollé général quand l'autorité religieuse décida de la rendre moins solennelle.

 

 

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