Saint Georges

On ne sait presque rien de la vie de saint Georges. Ce qu'on en dit habituellement est issu de l'imaginaire médiéval. On ignore la date de sa naissance (selon la légende il serait né en Cappadoce) mais on croit qu'il est mort en Nicomédie vers 303 ou à Lydda vers 250.

L'histoire merveilleuse de notre patron est relatée dans "La Légende Dorée" écrite vers 1295 par le moine Jacques de Varazze (ou de Voragine),docteur en théologie et qui deviendra archevêque de Gênes en 1292. "La Légende Dorée" retrace la vie extraordinaire d'un grand nombre de saints. Ses récits, souvent à base de faits réels, sont débordants de choses miraculeuses, ce qui les fait davantage ressembler à de la poésie qu'à de l'histoire.

Vers l'an 300 de notre ère, Georges était un prince de Cappadoce, ancienne province de la Turquie actuelle. Il vint une fois à Silcha (ville de la Libye nommée Silène ?). A côté de cette cité, était un lac grand comme une mer dans lequel se cachait uin affreux dragon. Il suffisait à ce monstre de souffler pour tuer tout ce qui vivait.
Pour se garantir de son infecte et mortelle haleine, les habitants de la ville devaient lui apporter, chaque jour, deux brebis à dévorer.
Or, il advint que les brebis vinrent à manquer et l'on fut obligé de lui donner d'abord les garçons, puis les filles, et un jour, il ne resta plus que la fille du roi. Le roi voulut la sauver, mais le peuple fort irrité l'obligea à la livrer aussi. Le jour dit, on la revêtit de ses habits royaux et son père, pleurant, l'embrassa pour la dernière fois. Puis elle se dirigea bravement vers le lac où était le dragon...
Or, Georges passait par là et la voyant pleurer, lui demanda ce qu'elle avait ; elle lui expliqua et dit :
"...Bon jeune homme, monte vite sur ton cheval et fuis si tu veux rester en vie..."
MAIS Georges voulut rester, et pendant qu'ils parlaient ainsi voici que le dragon s'approcha en sortant le tête du lac.
A l'instant, Georges saute à cheval, recommande son âme à Dieu car il était chrétien, et court sur le dragon qu'il perce de sa vaillante lance après l'avoir paralysé du signe de croix.
A la suite de ce combat miraculeux, toute la ville se convertit au christianisme et vécut en paix.
 

Selon une autre version de ce récit, Georges ne tuera le dragon que si le peuple se convertit au christianisme. Contraint, le peuple se soumet à cette demande et on baptisa quinze mille habitants sur-le-champ. Alors que dans la légende orientale Georges terrasse tout simplement le dragon avec sa lance (parfois avec son épée) comme tout légionnaire romain qui se respecte ; dans la Légende dorée, l'arme de l'exploit est un signe de croix.
...Le dragon souleva sa tête au-dessus de l'étang, et saint Georges, après être monté sur son cheval et s'être muni du signe de la croix, assaillit bravement le dragon qui s'avançait vers lui. Il brandit haut sa lance, fit au monstre une blessure qui le renverse sur le sol. Et le saint dit à la princesse: "Mon enfant, ne crains rien et lance ta ceinture autour du cou du monstre!" La princesse fit ainsi et le dragon, se redressant, se mit à la suivre comme un petit chien qu'on mènerait en laisse. La bête fut ensuite conduite par la princesse jusqu'à la ville où elle fut décapitée.

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