Mobilier et décoration intérieures |
La nef et le choeur - Bas-côté nord - Bas-côté sud - Sacristie
Pour une visite complète de l'intérieur, voyez les remarquables photos de Françoises Bétès
| Tous les murs et piliers sont peints de motifs décoratifs : fausses pierres, frises à motif répétitif, liserés, etc. faits au pochoir et que l'on retrouve dans les églises des environs. |
En entrant, on passe sous un ex-voto représenté
par une maquette de frégate du XVIII° siècle, très probablement offerte par le
corsaire Cornic-Duchêne qui vécut à l'Isle de 1766 à 1792.
Contre les premiers piliers de la nef se
trouvent, à droite une statue de la Vierge à l'Enfant et à Gauche une statue de
Saint Joseph ; ces deux statues en bois doré mesurent 1,10 m et sont
certainement du XVII° siècle. Sous la Vierge, une toile peinte par l'abbé Duzan
qui fut curé de l'Isle de 1901 à 1913, oeuvre représentant l'ancienne église.
Sous Saint-Joseph, on peut voir une statuette de
Saint Expédit.
Ce saint était absolument inconnu dans notre région avant 1910. C'est vers cette
époque que son culte se répandit.
Le deuxième pilier à gauche porte un grand crucifix en bois polychrome, en dessous une statuette en plâtre peint de la vierge, bras ouverts, avec l'inscription : "Reine immaculée des Anges" (Litanies).
Le pilier faisant face à droite porte une chaire hexagonale en bois sculpté avec sons dais ou abat-voix, le tout en style gothique ; l'escalier d'accès à la chaire est à l'intérieur du pilier. Sur le côté du pilier et en dessous de la chaire, une statue de 1,10 m en plâtre polychrome représentant Jeanne d'Arc, à pied et armée.
Tout autour de la nef, au-dessus des
arcatures, dans des médaillons quadrilobés peints, sont représentés les douze
apôtres :
Au nord : Saint Barthélémy, Saint Thadée (Jude), Saint Jacques (Le Majeur),
Saint Pierre, Saint Jean (l'Evangéliste) et Saint Philippe.
Au sud : Saint Barnabé, Saint Thomas, Saint Mathieu, Saint Simon, Saint André et
Saint Paul.
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| Saint Barthélémy | Saint Philippe | Saint Barnabé | Saint Paul |
A l'entrée du choeur, à gauche, une
statue de Saint Pierre en plâtre polychrome de 1,90 m de hauteur. Sous le socle,
une inscription : "Tu es Petrus", parabole de l'Evangile de Matthieu (16)
: "Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirais mon église".
Lui faisant vis-à-vis, une statue de même dimension et de même facture
représente Saint Joseph avec l'inscription : "Ite ad Joseph" (Allez à
Joseph).
Dans le tympan formé par la différence de hauteur des voûtes de la nef et de
celles du choeur, une grande peinture murale représente Saint Georges terrassant
le dragon et sauvant la princesse. A l'arrière plan, l'ancienne ville de Silcha
citée dans "La
Légende Dorée".
Le choeur est séparé de l'abside par deux paires de colonnes jumelles engagées entre lesquelles sont deux anges en plâtre polychrome hauts de 1,10 m : celui de gauche tient une croix, celui de droite un encensoir.
L'autel principal en marbre blanc recèle à sa base une châsse dorée qui contiendrait des reliques de Terre Sainte. Ce bel autel a été offert à la paroisse par l'abbé Roborel de Climens qui fut curé de l'Isle de 1851 à 1873.
A son extrémité Est, se trouve l'autel
de la Sainte Vierge. Cet autel, de style Renaissance, est en bois peint imitant
le marbre, ainsi que le retable et l'estrade. Au centre une statue de la Vierge
portant l'Enfant, un pied sur le serpent.
Au-dessous, un tabernacle avec une porte ornée d'un relief représentant un
évêque. A gauche, un ange priant, à droite, un ange méditant.
Dans l'enceinte, formée par une balustrade en fer forgé se trouvent une
statuette du curé d'Ars et une statuette de Sainte Thérèse de Lisieux.
A l'extrémité Ouest de ce bas-côté, dans l'encoignure, nous trouvons une reproduction de la grotte de Lourdes en plâtre sur forme de bois. Cet endroit est aussi fermé par une balustrade en fer forgé. C'est l'abbé Duzan qui fut le promoteur de cette (fort laide - NDLR) construction vers 1905.
A côté de la grotte se trouve le confessionnal en bois sculpté de style néogothique similaire à celui de la chaire.
A l'extrémité Est, est construit
l'autel du Sacré-cœur de Jésus. L'origine du culte du Sacré-cœur remonte au XVII°
siècle. Ce n'est que sous le pontificat de Pie IX (1846-1878) que ce culte fut
officialisé, époque correspondant à celle de la réfection de l'église.

Cet
autel a remplacé celui de Saint Roch, qui lui même avait remplacé celui de
Notre Dame de la Pitié.
Au milieu de l'autel, une statue de
plâtre polychrome représente le Sacré-cœur de Jésus. Au-dessus, dans un fronton
triangulaire, est figuré le Delta Mystique sur une rose symbolique.
A gauche, une statuette de Saint Roch et à droite celle de
Sainte
Germaine de Pibrac avec son tablier rempli de roses et ses moutons, sainte
qui eut sa célébrité à partir de 1867, année où elle fut canonisée par le pape
Pie IX.
A droite de l'autel, une porte dissimulée permet d'accéder à la sacristie.
En face de l'escalier de pierre de la chaire, nous trouvons une statue de plâtre polychrome représentant St Antoine de Padoue tenant l'enfant Jésus assis sur un livre ouvert.
Contre le mur sud, dans son milieu, est
érigé un monument aux morts de la guerre 1914-1918. Il représente le gisant d'un
poilu fait de plâtre et de stuc blanc. Au-dessus, contre le mur, gravé dans su
marbre blanc, les noms des disparus. Ce monument, un peu insolite dans une
église, a été érigé sous le ministère du curé Griffoul entre 1920 et 1922, les
plaques portant les noms ont été fixées sous celui de l'abbé Tranquillin
(1922-1930). La municipalité d'alors était divisée sur la nécessité d'ériger un
monument aux morts. Proposé par l'opposition minoritaire, la majorité se faisait
un malin plaisir de renvoyer le projet aux calendes grecques...
Ce n'est qu'en 1981 (Sous l'impulsion de Monsieur Coussillan à qui nous
devons l'essentiel du contenu de ce site - NDLR) que la commune se voit
enfin dotée d'un ouvrage "Laïque".
Enfin, à l'extrémité ouest du bas-côté, se trouvent les fonts baptismaux. Une vasque ovale de marbre rose est au centre d'une enceinte rectangulaire en fer forgé. Supporté par quatre colonnes de bois peint imitant le marbre (style corinthien), un baldaquin en bois doré surmonte le tout.
Dans
la sacristie, on remarquera surtout, sur la porte de communication avec l'autel
du Sacré-coeur, une peinture du XVII° siècle représentant Sainte Catherine.
Cette peinture a récemment été restaurée grâce à l'action menée par
l'Association de Restauration et de Sauvegarde (A.R.S) de l'église de l'Isle
Saint-Georges.
La sainte tient dans ses mains, très belles, la palme des martyrs et elle est armée d'une épée.
La représentation de Sainte Catherine comprend
souvent l'instrument de son martyr : une roue. Ici, la présence d'une épée est
peut-être en rapport avec les visions de Jeanne d'Arc où Saint Michel lui
apparut ainsi que Saint Catherine et Sainte Marguerite. Sur les révélations de
Sainte Catherine, elle découvrit derrière l'autel de Sainte Catherine de
Fierbois, une épée dont elle s'arma pour sa mission. La sainte eut aussi le tête
tranchée par une épée.
Sainte Catherine apparaissait comme celle qui avait armé Jeanne d'Arc.
Dans cette sacristie, on trouve aussi un grand
meuble à tiroirs renfermant de très beaux ornements sacerdotaux qui jalonnaient
l'année liturgique. Ce meuble est un ensemble formé de trois corps assemblés :
une partie centrale à larges tiroirs plats, comprenant au fond un placard et
deux armoires latérales symétriques. Une inscription au crayon découverte au
revers d'un tiroir du bas révèle : "Hutteau Ferdinand Mmn, ébéniste a fait ce
meuble chez M. Jagour à Cambes en 1890"
Selon Madame Stahl, attachée au conservatoire du patrimoine, qui l'a visité en
1998, cet ensemble, rare en France, est d'une grande valeur.