Noms de lieux de

l'Isle Saint-Georges

et de quelques environs

 

A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T -U - V - W - X - Y - Z

 

Les Agues (Carte)

(Sud du bourg, entre Touyac et Verderas)

Peut provenir de aygue, l'eau, ou bien de agues, sorte d'herbes des marais en gascon. C'est un endroit humide en effet dans l'ancien lit de la Garonne.

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L'Ancrey (Carte)

(Est de l'ancienne île principale, entre Turpaut et le Brésil)

L'ancrage : c'était le port de St Médard dans l'estuaire de l'estey d'Eyrans.

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La Grande Artigue (Carte)

(Sud ouest de Ferrand)

Artigue est dérivé du verbe gaulois "artiguar" qui veut dire défricher. Toutes les "artigues" de la Gironde sont des terres gagnées sur des bois.(Voir aussi "pont de la Grande Artigue")

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Balach (Carte)

(St Médard, à proximité de château Turpaut)

Ce hameau, actuellement situé sur la commune de Saint Médard, dépendait de l'Isle Saint-Georges. Ce mot signifiait "les chaumes".

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Balèye (Carte)

(A proximité de Beautiran, sud du Rabey)

Peut-être le nom d'un propriétaire.

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Le Bernat (Carte)

(Sud est du bourg, direction St Médard)

C'est la traduction gasconne de Bernard. Peut-être le nom d'un propriétaire.

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La Blancharde (Carte)

(A proximité de château Turpaut, direction St Médard)

Ce mot signifiait "toile blanche et légère", mais il semble que cela n'a pas de rapport avec le nom du lieu.

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Le Bos (Carte)

(Ouest, à proximité de Beautiran)

Veut dire "le bois". Peut-être y avit-il un bois à cet endroit ?

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Chemin du Bos (450 m) (Carte)

C'est une voie non classée mais qui est propriété communale sous la désignation de "chemin rural". Il part à peu près de la jonction du chemin de Roque et de celui de Palanque-longue et aboutit sur le chemin de la Cape, non loin de Beautiran..

Non empierré, il conserve l'aspect qu'avaient autrefois nos voies communales : c'est une "caminasse"

Le nom de Bos signifie : bois.

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Boutric (Carte)

(En direction de Beautiran)

Un des plus vieux et le plus important lieu-dit de la commune, dont la fondation ne paraît pas remonter au-delà du moyen-âge. En 1380, un acte des moines de St Michel de Bordeaux en fait mention sous le nom de Botaric.

Ce nom de Botaric est assez répandu en France, il vient tout droit du germanique. Il serait composé de "Boot" = messager et de "Ric"= riche, puissant.

C'est peut-être le nom d'un très ancien propriétaire dont le nom se serait déformé peu à peu.

Dans le midi de la France, on trouve aussi le village de Bourtic dont le nom pourrait signifier "Bourg tchic" (petit bourg) mais la première hypothèse semble meilleure.

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Chemin du Port de Boutric (565 m) (Carte)

Part du chemin de la Cape et se termine à la Garonne au port communal de Boutric. Il a été classé le 1er août 1842, et élargi en 1868.

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Vieille Rouille de Boutric (880 m)

Part de l'estey de l'Ins et tombe dans la rouille de Boutric, en servant de limite avec Beautiran.

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Rouille de Boutric (2600 m)

Part du Graveyron à Ayguemorte, longe le chemin de Budos, passe sous le pont de Budos, longe le chemin de Palanque Longue, puis traverse sous le pont de Palanque Longue, longe le chemin de Roque, passe sous le pont de Boutric et se jette à la Garonne au port de Boutric, à Pontcastel.

Du Graveyron à Palanque Longue elle sert de séparation avec Ayguemorte.

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Le Brassan (Carte)

(Ayguemorte)

Situé sur la commune d'Ayguemorte, ce nom rappelle le temps où celui qui travaillait la terre à la main, ou plutôt avec les bras, était appelé "brassier". Le Brassan est sans doute une terre que l'on ne pouvait cultiver qu'à la main.

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Braugeau (Carte)

(Sud-est de Boutric)

Nom d'un propriétaire ?

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Le Brésil (Grand et Petit) (Carte)

(Bord de Garonne, en direction de Bordeaux, à proximité de Cadaujac)

Brésil est un mot ancien désignant un bois rouge qui a donné son nom au pays du Brésil. Mais on l'a aussi utilisé pour nommer un gros sable ressemblant à des braises (brazil).

Le Brésil semble avoir été l'une des îles satellites de l'Isle St Georges.

On l'a peut-être appelé Brésil en raison du gros sable coloré de ses rivages.

Le lieu appelé le Brésil est très ancien, puisque, de son temps, en 1785, l'abbé BAUREIN dans "Les variétas bordelaises" écrivait qu'autrefois les bandits du Bois du Bédat à St Médard, traqués par la maréchaussée, s'étaient cachés dans le Brésil au milieu des ronces et des épines.

Il fallut y mettre le feu pour se saisir des bandits qui furent "rompus et exécutés à mort place de l'Ombrière".

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Chemin de Budos (Carte)

 

C'est celui qui, partant de l'église, va vers Ayguemorte. On l'appelait ainsi parce qu'au moyen âge le château d'Eyrans (dans St Médard) appartenait aux sires de Budos.

Le chemin de Budos partait de l'Isle, arrivait aux Quatre Chemins (au pont de Budos), et tournait à droite vers Eyrans.

En 1818, le conseil municipal constate que :

"...C'est le seul chemin qui conduit du port de l'Isle aux autres communes..." et qu'il est impraticable l'hiver. Il doit être le premier à être rendu viable.

On vote 10 centimes le franc d'impôts (10% sur le montant des impôts d'état) pour cela.

Mais ce n'est qu'en 1827, le 25 décembre, que l'on décide de refaire sérieusement le chemin de Budos jusqu'au pont. (Ensuite, il se poursuit sur le territoire d'Ayguemorte). (Voir aussi "pont de Budos")

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Aux Camps (Carte)

(En direction de Ferrand, entre route et fleuve)

Cela veut dire "Auc champs" en Gascon. Ce nom est mentionné en 1466, (Aus Camps), sur des documents des moines de St Michel de Bordeaux.

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La Cape (Carte)

(Bord de Garonne entre Lauriole et Pont-Castel)

Sur la rive gauche de la Garonne, entre l'embouchure de la rouille de la Cape et celle de la rouille de Boutric. Peut-être est-ce l'extrémité de l'ancienne île principale, la cape signifiant "le cap".

Ou bien le point de repère pour les marins où il fallait mettre "à la cape", c'est à dire baisser les voiles...

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Chemin de La Cape (2210 m) (Carte)

 

C'est celui appelé aujourd'hui le chemin de Boutric. Il part du pont sur l'estey, et passant par Boutric finit aux limites de Beautiran où il se continue hors commune.

La Cape est le lieu situé au bord de la Garonne entre l'embouchure de la rouille de Boutric et celle de la rouille de la Cape. Ce nom, en langage local, a signifié "le cap", probablement parce qu'il semble être l'extrémité d'une ancienne île, l'île principale de l'Arruan.

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Rouille de la Cape (1160 m)

Part de la rouille de Guingant, suit un peu le chemin de Boutric, puis va dans les terres, repasse le chemin de Boutric et, parallèlement à la rouille de Boutric, se jette dans la Garonne à la Cape.

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Le Cayat (Carte)

(A proximité de Château Turpaut, direction St Médard)

C'est un lieu caractérisé par une ancienne maison comportant trois logements paysans. Ce mot vient tout droit du bas latin "caya" qui veut dire maison.

 

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Chemins

Chemin de Budos - Chemin du Tronc - Chemin de la Cape - Chemin de Ferrand - Chemin du Cordonnier - Chemin du Port de Boutric - Chemin du Rabey - Chemin de la Roque - Chemin de Palanque-Longue - Chemin de la Matte ou de Lilaire - Chemin du Bos -

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Chemin du Cordonnier (120 m) (Carte)

C'est un chemin très court qui prend sur le chemin de La Cape et se termine dans le quartier de Boutric où se trouvait un maître-cordonnier, très vraisemblablement Guilhem DAURE, mort en 1698.

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La Croix (Carte)

(Route d'Ayguemorte, en sortant du bourg)

A la sortie du bourg, vers Ayguemorte, on trouve une croix de fer forgé élevée sur un socle de pierre, sur lequel on peut lire cette inscription gravée :

"O crux ave spes unica - Grand Jubilé 1875"

"Salut, ô Croix, notre unique espérance" sont les premiers mots du Chemin de la Croix.

Ce monument fut édifié pour le jubilé de 1875, grande fête périodique de l'église. La croix a été forgée par l'artisan forgeron de la commune de cette époque, C. FILATREAU.

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Dorgès (Carte)

(Après le cimetière, en direction de Ferrand, à gauche de la route)

Probablement un ancien propriétaire.

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Esteys

L'estey d'Eyrans - L'estey de l'Ins - Le Saucats ou Saint-Jean d'Etampe -

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L'Estey d'Eyrans, autrefois de Balach (Carte)

Il prend sa source à Eyrans, près de la voie ferrée, et ne mesure qu'un peu plus de 5 km ; mais il semble que l'édification du chemin de fer l'a amputé d'une partie de son cours.

Alimenté par de grosses rouilles qui amènent l'eau des marais et des palus, il est relié transversalement au St Jean d'Etampes (par les rouilles du Tronc et du Verderas) et se jette dans la Garonne. On dit aussi que sa dernière partie fut forcée à travers une petite île.D'après les moines, on aurait construit des moulins en bois sur son cours. Dans son embouchure était le port de l'Ancrey desservant St Médard.

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Ferrand (Carte)

(Est de la commune, entre Turpaut et Garonne, prendre la route du cimetière en sortant du village)

Le Ferrand actuel est un très ancien hameau remontant au moins au moyen âge. La maison noble de Ferrand appartenait en 1493 à Jean de GERES, seigneur de Camarsac, elle se trouvait sur la paroisse de St Médard.

         Mais on ne sait exactement où se situait Ferrand autrefois.

Sur un ancien plan du 18 ème siècle, l'emplacement du château Turpaut est appelé "maison de Ferrand".

En ce même 18ème siècle, le curé LAVILLE désigne l'actuel Chemin de Ferrand : "comme qui va à La Tour", et ne parle pas de Ferrand.

A cette époque, donc, on peut supposer qu'il y avait Ferrand (actuel Turpaut) et La Tour (actuellement Ferrand et La Thau).

Avant sa transformation récente, on pouvait reconnaître sur une vieille maison, le style du 16ème siècle.

Ferrand vient sans doute d'un ferrant, abréviation d'un maréchal-ferrant.

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Chemin de Ferrand (1411 m) (Carte)

Part du bourg, à la croix de pierre, passe devant le cimetière et se termine au hameau de Ferrand.

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Les Gravettes (Carte)

(Aujourd'hui, "lotissement des Gravettes", à proximité de la Mairie)

Sur la rive droite de l'estey, à la sortie du bourg en allant vers la Garonne, les Gravettes doivent leur nom aux cailloux qui abondent dans le sol.

C'est un nom ancien que l'on retrouve sur des vieux actes de 1466 sous la forme de "A la Graveta".

Ce site comporte de nombreux débris de l'époque Gallo-romaine.

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Rouille de Guingant (1860 m)

Autrefois guingant désignait un homme qui marchait de travers. Cette rouille mérite bien son nom car son trajet est tortueux, elle se permet même en son milieu de faire une boucle sans raison apparente...

Elle part du bourg, longe le chemin d'Ayguemorte jusqu'aux Quatre Chemins, suit un peu le chemin de Palanque Longue, traverse les terres, rejoint le chemin de Boutric, et, le remontant vers le bourg, le traverse et va finalement se jeter dans le Saint Jean d'Etampes.

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Ile de Lalande

(Sur la Garonne, en aval de l'Isle Saint-Georges)

Quoique appartenant à Quinsac, cette île nous intéresse : son nom vient des de Lalande qui ont été seigneurs de l'Isle pendant un temps.

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L'estey de l'Ins (1760 m) (Carte)

Il prend naissance au pied du contrefort de Beautiran. Il est connu depuis très longtemps lui aussi : en 1153, il est cité par les moines du prieuré qui le désignent en latin par "esterio lini", ou estey du lin, comme séparant les paroisses de l'Isle et de Beautiran - ce qu'il fait encore aujourd'hui.

Son nom, depuis plus de 700 ans est donc associé à celui du lin. C'est peut-être à cause des herbes aquatiques que l'on appelle localement des lins- mais qui semblent n'avoir aucun rapport avec le lin véritable - qui parsèment son cours.

Mais il y aurait une autre explication plus vraisemblable. Anciennement le mot hins voulait dire "fins", autrement dit la limite, la frontière. Un exemple est donné par Croix d'Hins : la croix qui marque la fin d'une contrée. Comme cet estey a, depuis des temps immémoriaux, toujours séparé les paroisses de Beautiran et de l'Isle, on peut avancer l'hypothèse que l'on disait: l'estey de l'Hins, l'estey des limites...

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Jean des Vignes (Voir Vignes)

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Lauriole (Carte)

(En bord de Garonne, entre le bourg et Boutric)

L'auriol signifie le loriot, ou l'oiseau jaune couleur de l'or... A moins de supposer que l'on ait trouvé des paillettes d'or dans le sable de la Garonne, on ne voit pas à quoi se rapporterait ce nom de lieu... Peut-être est-ce le nom d'un propriétaire.

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Lilaire (Carte)

(Au nord-est du bourg, en bord de Garonne, accès par la route du cimetière)

C'est une ancienne petite île, " entre l'Isle et Cambes " comme l'écrivaient les moines de Ste Croix, en I232, il y plus de 700 ans !

Venant du nom latin insula, (Ile), on voit se transformer ce mot en ilèra (1232), puis en ilêre (1678). Les gens ayant pris l'habitude de dire l'Ilaire, cette locution dont le sens avait été oublié, s'écrivait encore Lilaire au début du siècle.

En refaisant le cadastre, les géomètres ont oublié ce nom pourtant évocateur : ils ont coupé l'ancienne petite île en deux : Teste-Rougey d'un bout, la Matte de l'autre... Les rouilles qui la cernent sont les témoins du bras de Garonne que l'on franchissait au "Pas de l'Ilaire". (Retour Le Saucats)

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Madonne (Carte)

(En sortant du bourg et en prenant la direction de Boutric, sur la gauche avant Lauriole)

Nom d'un, (ou d'une) propriétaire ? S'il y avait eu une Vierge on aurait dit : La Madone.

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Rouille de la Malète (300 m)

Son nom vient peut-être d'une propriétaire ?

Cernant une partie de Lilaire, elle joint la rouille de Peycoulin à celle du Pont de Peyre.

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Terre de la Manufacture (Carte)

(A proximité du Grand Brésil)

C'est une terre qui appartenait sans doute à l'hôpital de la Manufacture à Bordeaux. On trouve dans la région d'autres terres de la Manufacture, à Bègles près des gravières, par exemple.

L'Hôpital Hospice de la Manufacture, créé sous Louis XIV grâce à un legs d'Anne de Tauzia, occupait l'emplacement du château Descas actuel, quai de la Monnaie. On l'appelait ainsi parce qu'on y employait des pauvres à de menus travaux qui leur permettaient de gagner leur pain. Les terres cultivées contribuaient au ravitaillement des malheureux.

Il y avait aussi au bourg un local de la Manufacture où l'on apprenait un métier aux enfants pauvres.

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La Matte ou Les Mattes (Carte)

(Pointe Est de l'ancienne île de Lilaire. Du bourg, accès par la route du cimetière)

C'est l'extrémité est de Lilaire. Son nom signifie motte élévation de terre ou digue.

Cette appellation ne semble pas très ancienne, on peut penser qu'elle désignait des digues à l'embouchure de l'estey, à moins qu'elles ne fussent les vestiges d'un ouvrage militaire élevé au 17ème, pendant les guerres de la Fronde.

Aujourd'hui rien de particulier n'apparaît à cet endroit.

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Chemin de la Matte, (ou Mathe), ou de Lilaire (695 m) (Carte)

Prend sur le chemin de Ferrand et se termine à la Garonne au lieu-dit la Matte, ce qui signifie la levée de terre ou digue.

On appelait autrefois "Lilaire" l'ancienne petite île cernée encore aujourd'hui par les rouilles de Peycoulin, de la Malète, du pont de Pierre (ou de la Palanque) et par l'embouchure de l'estey du bourg.

Avant de "débarquer" sur Lilaire, le chemin fait deux sinuosités au lieu appelé autrefois "le Pas de Lilaire", autrement dit "le passage à gué".

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Montigny (Carte)

(Bord de Garonne, à proximité du Rabey, direction de Beautiran)

Ce nom qui semble venir de l'est de la France où il est assez répandu était porté par la famille Hénault de Montigny qui, sans doute fit bâtir cette belle maison noble sur la rive de la Garonne (17ème siècle).

Montigny connut ensuite plusieurs propriétaires successifs :

- 1742 M. de Martin, chevalier, seigneur de Thivau,

- 1749 M. Dusaunier,

- 1766 Charles Cornic-Duchesne, capitaine de vaisseaux du roi et célèbre corsaire dont les exploits sont racontés par ailleurs,

- 1792 Mme Vve Couderc,

- 1815 Pierre Couderc, son neveu,

- 1820 Melle Burette, fille d'un négociant bordelais, mariée à M. Guillou,

- 1876 Héritiers Guillou,

- 1904 Vicomte de Pelleport-Burette, (alliance des Pelleport et des Burette),

- 1919 M. Théron,

- 1934 M. Lauron.

Cette maison bourgeoise comporte dans ses salons, devant les cheminées, deux mosaïques gallo-romaines, peut être récupérées par le vicomte Pelleport-Burette, amateur d'archéologie.

Vendanges Nautiques à Montigny

La tradition orale rapporte que l'un des propriétaires de Montigny, la maison noble ayant appartenu au corsaire Cornic, (peut être est-ce lui ?), avait réalisé un système très commode pour transporter sa vendange de la vigne au cuvier.

Il avait fait creuser un canal au milieu des vignes. Ce canal qui se remplissait aux marées grâce à un jeu de clapets, pénétrait sous la maison et arrivait au cuvier. Un bateau plat, sorte de chaland, sur lequel on chargeait les bastes ou comportes de raisins faisait la navette entre la vigne et la maison.

Inondation de 1770            Cornic Corsaire

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Le Pré des Grandes Murailles (Carte)

(A proximité du Grand Brésil)

On ne sait quelles étaient ces grandes murailles...

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Palanque Longue (Carte)

(Le Chemin de Palanque Longue va des "Quatre chemins" - croisement sur la route d'Ayguemorte - à "Boutric")

La palanque était l'appellation ancienne d'un pont sommaire jeté sur les ruisseaux (la planche).

Le lieu-dit Palanque Longue est quelque fois appelé " village " et il semble même qu'il y ait eu un moulin a proximité, sans doute sur la rouille de Boutric.

Aujourd'hui, seul le chemin qui y conduit porte encore ce nom.

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Le Chemin de Palanque-Longue (727 m) (Carte)

(Le Chemin de Palanque Longue va des "Quatre chemins" - croisement sur la route d'Ayguemorte - à "Boutric")

Part du Pont de Budos (aux Quatre-Chemins) et rejoint le chemin de Roque. La Palanque longue veut dire : la planche longue, c'est à dire le pont sommairement jeté sur la rouille de Boutric aujourd'hui remplacé par un ouvrage en pierre.

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La Villa Pelletan

(Sur la route de Boutric, en face de la Mairie)

Ce bel immeuble, actuellement groupe scolaire, porte la date de son érection - 1825 - sur la porte centrale méridionale. Malgré cette date, ce bâtiment est de style classique très en vogue au I8ème siècle.

C'était une belle maison bourgeoise que ses propriétaires avaient nommée : "Villa Pelletan". D'une symétrie agréable, elle comportait des pièces très spacieuses, bien éclairées par de grandes fenêtres à petits carreaux. Le décor intérieur était inspiré, comme c'était de mode à cette époque, de l'Antiquité. Les motifs ornant les cheminées, en bas-reliefs de stuc, représentaient des scènes de la mythologie grecque... La plupart existent encore. Les murs étaient revêtus de tapisseries d'inspiration pompéienne.

Au nord du bâtiment, là où sont actuellement les cours de récréation, était une grande cour probablement ornée de massifs de fleurs.

Sur le côté du couchant les immeubles aujourd'hui séparés, étaient les dépendances de la propriété ; le mur qui délimite un passage de servitude a été construit plus tard.

Devant le majestueux portail en fer forgé, partant vers la Garonne, une voie rectiligne, l'Allée Pelletan, faisait partie de la propriété. Il faut dire que le Domaine Pelletan s'étendait du château Lamothe à Ayguemorte jusqu'à la Garonne. La château Lamothe avec ses terres environnantes, à cheval sur Beautiran et Ayguemorte était aussi dans les mains du même propriétaire.

Ce dernier était Caspar Herman, baron d'ADELER, (mort en 1855), marié à Sophie Isabelle Pauline de GENIBROUSSE-CASTELPERS...

Sa veuve lui survécut assez longtemps. Une personne âgée, disparue aujourd'hui, aimait à raconter comment, encore petite fille, elle s 'émerveillait de voir " Mme la Baronne " qui, venant du château Lamothe, descendait de son carrosse, dans de beaux atours, aidée par un cérémonieux cocher...

Les ADELER avaient cinq filles, toutes mariées dans " leur monde " !

- Anne Marie Louise, mariée à Alexandre Charles Marie de BATZ, lieutenant-colonel d'Etat-Major, officier de la Légion d'Honneur,

- Laure Clémentine Hippolyte, mariée à Alexandre de MONTEIL sous-inspecteur des Forêts,

- Marie Joséphine Victoire, mariée à Emeric de MESLON,

- Alix Catherine Joséphine, mariée à Pierre Marie Joseph Fernand de LEOTARD,

- Sophie Louise Catherine Denise, mariée à Jean Alexis Lodïs d'AUZAC de LAMARTINE.

Si bien que les propriétés, partagées entre les cinq héritières, se morcellent et se vendent peu à peu.

En 1879, la commune peut se rendre acquéreur de la Villa Pelletan pour 30 000 F, en vue d'en faire une Mairie-école. Ce sont le comte Jules des GROTTES, maire de cette époque, et les époux de BATZ délégués des autres héritières ADELER, qui signeront l'acte de vente.

Aussitôt, on se mit en devoir de cloisonner, de murer des portes et d'en ouvrir d'autres afin d'aménager deux salles de classe primaires : l'une pour les garçons, l'autre pour les filles, deux logements d'instituteurs et une salle de mairie. Il fallut faire un second escalier, (celui qui est en bois), côté garçons. Les préaux couverts, les deux haies d'ifs arrachées en 1983, et la plantation des platanes datent de cette époque.

Dans ce bâtiment, le rez-de-chaussée est aujourd'hui entièrement réservé à l'école (on y a ajouté une classe maternelle - 1986 - tout en préservant le caractère architectural du corps de bâtiment principal. Tout récemment ont été construits dans la cour des bâtiments sanitaires destinés à remplacer des latrines bien décrépies. Quant à l'étage, deux logements communaux y ont été aménagés. (retour page "Ecole Communale")

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Peycoulin (Carte)

(En bord de Garonne, extrême Ouest de l'ancienne île de Lilaire)

En 1742 la maison de cet endroit était habitée par un vigneron nommé Pierre Dupuy dont le surnom, Pey Coulin, peut se décomposer en Pey, diminutif de Pierre en gascon, et de Coulin : peut-être le pot de chambre ! Car certains appelaient le vase de nuit " le colin "...

Des familles de marins et officiers de marine comme les Techeney et les Chaminade habitèrent cette maison sur le bord de la Garonne. Elle est aujourd'hui en ruines.

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Rouille de Peycoulin (1020 m)

Part du chemin de St Médard qu'elle longe un peu. Puis, des Trois Cornes, traverse les terres, passe sous le pont de la Grande Artigue du chemin de Ferrand et se jette à la Garonne, à Peycoulin après avoir contourné l'extrémité ouest de Lilaire.

Près de son embouchure, rive droite, à deux mètres de profondeur, se trouvent des vestiges d'occupation au moyen âge : tuiles et poteries.

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Le Plantey (Carte)

(En bord de Garonne, sortir du bourg en direction de Boutric et prendre le chemin en face dans le premier virage)

Le plantier désigne certainement la terre où l'on plantait de jeunes plants de vigne.

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Rouille du Plantey (667 m)

Part de la rouille de Guingant et se jette dans la Garonne au lieu-dit le Treisson.

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Pomirol (Carte)

(A proximité de Boutric)

A Boutric, au 18ème siècle, il existait une famille Pomirol, dont les héritières refusaient de payer la dîme au curé Laville.

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LES PONTS

A la Révolution, la commune prend en charge cinq ponts importants laissés en mauvais état

- le pont du moulin, près de l'église,

- le pont de Budos,

- le pont de pierre,

- le pont de la Grande Artigue,

- le pont de Boutric.

Pour franchir les fossés et les rouilles en l'absence de pont, on les traversait sur des "palanques" : une ou deux planches lancées d'une rive à l'autre, ou bien tout simplement à gué en s'aidant de quelques grosses pierres. ( A Bordeaux il existe une rue des Palanques, ce qui montre qu'il y avait aussi ces sortes de pont en ville).

Dans les deux cas il y avait danger de tomber à l'eau pour les personnes les moins lestes. Sur la route de Ferrand, par exemple, il fallait passer deux gués, l'un à la sortie du bourg, l'autre sur la rouille de Jean des Vignes. La commune va patiemment faire construire un grand nombre de ponts qui sont encore en service actuellement.

 

Le pont du Moulin

C'est l'un des plus anciens dont la réalisation doit dater du moyen âge, au moment où l'on édifia le château fort. En effet, pour remplir les douves du château, on a dû établir un barrage utilisé ensuite pour le moulin, et, en raison du niveau des eaux, il était nécessaire de faire un pont. C'était un pont en dos-d'âne, avec des parapets de pierre, dont l'étroitesse (3m), ne permettait le passage que d'une seule charrette à la fois. On peut apercevoir encore aujourd'hui la voûte de pierre primitive.

Le 31 mai 1892, sur la proposition de M. LAFOURCADE maire, le Conseil Municipal émet le voeu

" ... qu'il soit procédé le plus tôt possible à la restauration du pont lancé sur l'estey à l'entrée du bourg, côté Beautiran.... Les parapets de ce pont menacent ruine et les accidents sont imminents. Etant donné d'un autre côté, que la largeur de ce pont est très restreinte (3,10 m), le Conseil est d'avis qu'il soit procédé à son élargissement... Se trouvant à l'entrée principale du bourg et au point le plus passager, cet élargissement est indispensable. Les culées du pont et les fondations paraissent être en bon état, le conseil estime que le travail projeté ne nécessiterait pas une trop forte dépense. Déjà l'an dernier le conseil avait été saisi de ce projet, mais en présence du peu de ressources dont il pouvait disposer, il a été éludé en inscrivant seulement au budget primitif de 1892 un crédit de 200 F pour étude à faire. Ce crédit reste disponible, et, bien que les ressources budgétaires soient encore très restreintes, le conseil croit devoir cette année, vu l'urgence de la réparation, imposer à la commune un lourd sacrifice en votant un crédit de 1000 F..."

Le 18 février 1895, un projet de restauration du pont a été préparé par l'agent voyer cantonal. D'après lui, le pont est en très mauvais état, et il faut entièrement le refaire. Le conseil se range à cet avis, et le 30 mai 1893, l'agent voyer présente un projet qui se monte à 5000 F. Il faudrait emprunter 3 000 F qu'un propriétaire pourrait prêter.

Mais l'année suivante, le 10 juillet 1894, on s'est aperçu que, contrairement à ce qu'avait décrété l'agent voyer, les structures du pont sont solides. Le conseil décide alors de simplement l'élargir, ce qui ne coûtera que 2 500 F que peut fournir le budget. C'était l'époque de la métallurgie triomphante : la Tour Eiffel, la gare St Jean, le pont de Langoiran... On fait donc du moderne : deux poutres métalliques rivetées sont jetées de chaque côté de l'ancien pont, on place des rambardes de fer...C'est le pont d'aujourd'hui.

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Le Pont de Budos

Il est situé au lieu-dit "Les Quatre Chemins", aux confins de l'Isle et d'Ayguemorte. En permettant le passage au dessus de la rouille de Boutric (voir "Chemin de Budos"), il assure la continuité de la route d'Ayguemorte.

Il a été élargi plusieurs fois.

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Le Pont de Pierre ou de Peyre

Il permet le passage du chemin de Ferrand au dessus de la rouille de la Palanque appelée aussi rouille du pont de Peyre.

En 1775, le curé LAVILLE le cite comme repère pour situer les biens de l'église de l'Isle.

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Le Pont de la Grande Artigue

Toujours sur le chemin de Ferrand, il passe au-dessus de la rouille de Peycoulin.

"L'artigue", mot provenant du gaulois, veut dire défrichement. La Grande Artigue est la terre à proximité, au sud. (voir "La Grande Artigue")

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Le pont de Ferrand

Pour aller à Ferrand il fallait franchir à gué la rouille de Jean des Vignes. Cela n'allait pas sans inconvénient.

Le conseil municipal, le 7 mai 1833, vote la construction d'un pont sur la mère d'eau de Jean des Vignes.

" Pendant l'hiver le boulanger ne pouvait porter le pain qu'au bout du pont de la Grande Artigue... les habitants de Ferrand se mettaient à l'eau pour aller le chercher...."

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Le pont de Boutric

Au coeur du hameau, il permet de passer au-dessus de la rouille de Boutric.

Très ancien, il a été élargi plusieurs fois.

 

 

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Pontcastel (Carte)

(A proximité de Boutric, en bord de Garonne)

Maison noble à l'embouchure de la rouille de Boutric fondée probablement au 16ème siècle par l'armateur bordelais Jean de Poncastel, l'un des promoteurs du mouvement protestant à Bordeaux. Famille, anoblie en 1579, dont certains membres étaient dans la magistrature.

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Rouille de Pontcastel (488 m)

Prend naissance dans les Vignottes, et traversant le chemin de Boutric se jette dans la Garonne à Pontcastel.

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Rouille du Pont de Peyre (1020 m)

Part du même point que la rouille de Peycoulin, mais dans l'autre sens, traverse les terres, coupe le chemin de Ferrand au Pont de Pierre, et, contournant l'extrémité est de Lilaire se jette dans le St Jean d'Etampes à la Palanque. On l'a eu appelée autrefois rouille de la Palanque.

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Quatre-Chemins (Carte)

(Premier carrefour en venant à Isle par la route d'Ayguemorte)

A l'intersection du chemin d'Ayguemorte et de ceux de Budos d'une part et de Palanque Longue d'autre part, et presque sur le Pont de Budos, ce sont les Quatre- Chemins !

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Le Rabey (Carte)

(Bord de Garonne en direction de Beautiran, après Boutric)

Mot gascon signifiant le "ravier" : terre plantée de raves, légumes très utilisés autrefois, ou bien marchand de raves. Le Rabey est un hameau donnant sur la Garonne où l'on peut voir une belle maison ancienne.

 

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Le Chemin du Rabey (170 m) (Carte)

Part du chemin de la Cape et se termine à la Garonne au quartier du Rabey. Nom évoquant un "ravier" : champ planté de raves.

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Le chemin de Roque (587 m) (Carte)

Part du chemin de la Cape dans Boutric, remonte le long de la rouille de Boutric jusqu'au Pont de Palanque-Longue sur cette même rouille. Roque était peut-être le nom d'un ancien habitant (?).

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Les rouilles

Vieille rouille de Boutric - Rouille de Boutric - Rouille de la Cape - Rouille de Guingant - Rouille de Jean des Vignes - Rouille de la Malète -

Rouille de Peycoulin - Rouille du Pont de Peyre - Rouille du Plantey - Rouille de Pontcastel - Rouilles du Tronc et du Verderas -

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 Estey le Saucats, ou Saint Jean d'Etampes

Long de 25 km environ, il prend naissance dans les landes boisées entre Saucats et Le Barp. Son cours est formé, et rapidement grossi, par tout un réseau de fossés chargés de drainer la forêt. Le terrain de cette zone de départ est formé par le sable blanc des Landes recouvrant une couche imperméable d'un grès très particulier : l'alios, qui retient les eaux pluviales. L'alios, coloré en rouge-brun par l'oxyde de fer qu'il contient, donne la couleur ambrée aux eaux du ruisseau.

L'estey, intarissable l'été, après les pluies abondantes de l'hiver et du printemps, voit son débit devenir tumultueux : il roule parfois plus de 80 m3 d'eau à la seconde en fin de parcours, il est vrai qu'il descend d'environ 60 m durant son cours.

Son trajet sur les terres anciennes traverse un site intéressant pour les Paléontologues, à Saucats, au lieu-dit Pont Pourquey (Pont porcher). A cet endroit est un gisement de fossiles, coquilles et dents de poissons, datant de 50 millions d'années, du temps où notre région était sous les eaux de la mer.

Le St-Jean d'Etampes, jusqu'au moyen âge se jetait en bas d'Ayguemorte, dans le bras de Garonne qui entourait l'Isle, au sud. D'après la tradition orale, ce furent les moines du prieuré qui, creusant un canal au travers de l'Isle, firent continuer son cours jusqu'à l'autre bras de Garonne, avant Lilaire et de ce fait contribuèrent au rattachement de notre île à la terre ferme. Ceci parait confirmé quand on voit que, dans la traversée du Verderas, il a été nécessaire d'endiguer le ruisseau dont le lit, par endroit, est surélevé par rapport aux terres environnantes.

L'estey a toujours eu un débit très important et l'on peut en juger en comptant le nombre de moulins qu'il faisait tourner autrefois. Il existait au moins onze moulins entre La Brède et l'Isle Saint-Georges. Inutile de préciser que les meuniers étaient souvent en procès à cause des eaux qu'ils s'accusaient mutuellement d 'accaparer...

Le nom de Saint Jean d'Etampes avait été donné à ce ruisseau parce qu'il paraissait naître à Saint Jean d'Etampes, qui était le nom primitif de La Brède. Les géographes, au nom de la science exacte, ayant découvert qu'il prenait sa source sur Saucats, lui ont donné le nom de Saucats qu'il porte aujourd'hui. C'est bien dommage, St Jean d'Etampes était plus joli !

Retour Le moulin

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Le Suisse (Carte)

(Sur la route d'Ayguemorte, entre les "Quatre-Chemins" et le Bourg)

Une vieille petite maison appelée la maison du Suisse a donné son nom à ce lieu, sans doute à cause d'un citoyen suisse ou bien d'un Suisse d'église qui y habitait...

Elle passait pour être hantée, il n'y a guère !

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Teste Rougey (Carte)

(Bord de Garonne, accès par la route du cimetière "Chemin de Ferrand")

La partie ouest de Lilaire. Autrefois on nommait Tête Rouge une personne aux cheveux roux.

C'était peut-être le surnom d'un propriétaire rouquin.

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La Tour ou La Thau (Carte)

(A proximité de Frerrand, direction Le Brésil)

Cette appellation gasconne, prononcée " la tahou ", se rapproche curieusement de l'anglais " tower ".

Ce lieu, contigu à Ferrand, faisait partie d'une maison noble. Sur des vieux documents on parle d'un chevalier de Ferrand et de La Tour.

Un grand chai à demi ruiné en occupe l'emplacement ; il a été bâti à la fin du siècle dernier, probablement par Mr J. des GROTTES, sur les fondations d'une ancienne construction : peut-être la Tour ?

 

Un vieux puits à la margelle usée par les seaux procure une eau très pure réputée autrefois dans le hameau.

Aux alentours on trouve de nombreux tessons de céramiques du moyen âge : tuiles et poteries.

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Le Chemin de Touyac (50 m) (Carte)

Petit bout de voie reliant la rue principale dans le bourg à la place de Touyac.

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Le Treisson (Carte)

Ce nom provient d'une pêche à l'alose appelée le treisson parce qu'il fallait treize hommes pour la pratiquer.

Le lieu du treisson était caractérisé par une plage artificielle de gravier où l'on tirait le filet.

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Le Treytin (Carte)

(En direction de Boutric à partir des "Quatre-Chemins")

Près des Quatre-Chemins.

La treyte était un sillon transversal aux rangs de vigne pour permettre l'écoulement des eaux de pluie rassemblées au point bas. Ce nom peut venir de traïance, action de tirer, de traire.

Le Treytin est probablement une terre asséchée grâce au treytes...

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Les Trois Cornes (Carte)

(En direction de St Médard, environ 500 m après la sortie du bourg)

C'est la croisée de trois chemins, appelée ailleurs la fourcade. Ce lieu est situé sur la route de St Médard.

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Le Tronc (Carte)

(En direction de St Médard, entre les "Trois Cornes" et "Turpaut")

Le chemin du Tronc, la rouille du Tronc, le pont du Tronc. Quel tronc ?

Il ne peut s'agir, vraisemblablement, que d'un tronc d'arbre que l'on peut imaginer servant de passerelle sur la rouille...

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Le Chemin du Tronc (Carte)

Il part du bourg, direction St Médard et arrive à la rouille qui réunit l'estey d'Eyrans avec celui de l'Isle.

Le passage de la rouille, le Tronc (que l'on passait à gué), détermine le point haut de ce ruisseau. La partie s'écoulant vers l'Eyrans est la Rouille du Tronc, l'autre allant vers le Saucats est la Rouille du Verderas. Passé ce gué on était dans St Médard.

Le 14 février 1841, le maire, Jean THILLET, expose le projet d'une voie de communication entre l'Isle , St Médard et Cadaujac:

" ... les communications deviendront plus fréquentes lorsque le chemin sera établi... il facilitera la vente des denrées par voie de terre lorsque les communications fluviales seront interrompues... ce chemin serait utile aux communes pour transporter des denrées du port de l'Isle pour les faire arriver à Bordeaux... et partout où le commerce l'exige... ce qui est pour les habitants de St Médard d'une haute importance puisqu'on peut tous les jours embarquer au port de l'Isle, tandis qu'au port de l'Ancrey, qui est le lieu le plus rapproché pour l'embarquement, les bateaux ne peuvent y aller que dans les fortes marées des nouvelles et pleines lunes, et que, même souvent, ils ne peuvent s'y rendre, surtout l'été..."

On demande au préfet l'autorisation de construire le chemin de l'Isle à St Médard en passant par le hameau de Balach, quoiqu'une partie du chemin appartienne à St Médard. On estime à 1600 F la somme nécessaire à ces travaux, plus 900 F pour construire sur la rouille du Tronc, un pont en pierre le futur Pont du Tronc.

Note : On voit que, en 1841, le transport par voie fluviale est encore prépondérant. Mais il ne tardera pas à être détrôné par la voie ferrée Bordeaux-Toulouse.

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Rouille du Tronc et du Verderas

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Turpaut (Voir aussi Ferrand) (Carte)

(A égale distance des bourgs de l'Isle et de St Médard)

Le château Turpaut actuel appartenant à la famille des Grottes, a été entièrement reconstruit et embelli vers 1875 par M. Jules des Grottes qui venait de s'en rendre acquéreur de M. Pöhls.

L'ancien château d'allure plus simple avait appartenu au 18ème siècle à la famille de Barret qui lui avait donné le nom de Château Turpaut, en embellissant eux-mêmes la maison noble de Ferrand.

D'après certaines anciennes structures on peut estimer que la maison noble était du 16ème siècle. Elle faisait peut-être partie du vieux village de Balach du moyen âge.

Notons qu'en vieux français Turpaut signifie soliveau.

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Le Verderas (Carte)

(Entre bourg et Ayguemorte, rive gauche du St Jean d'Etampes)

Situé dans la zone marécageuse ceinturant le bourg, le Verderas est une petite forêt où la végétation est luxuriante. D'où, probablement, son nom gascon verdura signifiant verdure.

Autrefois les petites parties boisées étaient contrôlées par un "verdier", sorte de garde forestier. (Retour le Saucats)

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Rouille du Tronc et du Verderas (1620 m)

Elle réunit l'estey de St Jean d'Etampes à celui d'Eyrans.

A peu près en son milieu, au pont du Tronc sur la route de St Médard, se trouve son point le plus élevé. L'eau s'écoule donc à droite et à gauche, en principe. En fait le courant change de sens en raison du débit de chaque estey.

Autrefois on l'appelait d'un seul nom : rouille du Tronc. Aujourd'hui elle est séparée en deux versants: celui allant à l'Eyrans est la rouille du Tronc, l'autre allant au St Jean d'Etampes est devenu rouille du Verderas.

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Le Vigneau / Les Vignottes (Carte)

(Des "Quatre-Chemins" à Boutric, le Vigneau à gauche, les Vignottes à droite)

Ces deux noms ne semblent pas poser de problème : ils se rapportent à la vigne, les vignottes étant naturellement plus petites que le vigneau...

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Jean des Vignes (Carte)

(En venant du bourg, rouille à l'entrée de Ferrand)

C'est surtout le nom d'une rouille près de Ferrand. (voir "Pont de Ferrand")

Ce nom de Jean des Vignes est assez énigmatique.

A Bordeaux, en 1456, l'ingénieur qui portait ce nom fut chargé de construire le fort du Hâ dans les marais qui entouraient la ville. Il travaillait sous les ordres de Jean Bureau qui créa l'artillerie de Charles VII. Peut-être a-t-il eu une propriété à l'Isle ?

Mais d'autre part, d'après le dictionnaire Littré, un "Jean des Vignes" est un sot, un malbâti : " il fait comme  Jean des Vignes " se dit quand on voit quelqu'un s'engager dans un mauvais pas, par allusion, dit-on, a la bataille de Poitiers livrée par le roi dans les vignes.

Qui était Jean des Vignes ? Ingénieur ou benêt ?

Peut-être ni l'un ni l'autre.

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Rouille de Jean des Vignes (1080 m)

Part non loin de Ferrand, traverse le chemin de Ferrand et se jette à la Garonne.

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La Villa Verdelet

(Centre du Bourg)

Construite à la fin du siècle dernier par une famille bourgeoise de notaire et de négociant en vin bordelais les Verdelet, la villa composée de plusieurs corps de bâtiment est un ensemble curieux, dont le style est très représentatif de son époque.

En ce temps là, la mode était de redécouvrir le moyen âge et son symbolisme, de célébrer les héros nationaux comme Vercingétorix ou Jeanne d'Arc. On avait du penchant pour 1 'ésotérisme, les sciences secrètes... La villa reflète assez bien cette mode.

Sur un pignon un haut-relief représente Jeanne d'Arc l'épée à la main, (elle n'a été canonisée qu'en 1909), sur un autre, Saint Georges terrassant le dragon, héros mythique. D'autres sculptures plus prosaïques figurent des grappes de raisin et des barriques. Une petite tour octogonale avec créneaux et mâchicoulis de fantaisie ainsi qu'une autre petite tour carrée au toit pointu, achèvent de donner à cette architecture un aspect bien particulier.

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